Hola todos,
L'association AYAVIRI nous soutien dans notre volontariat.
Depuis aujourd'hui elle a son propre site : http://asso-ayaviri.com/
Ce site presente les objectifs et projets de l'asso.
N'Hesitez pas a partager cette adresse !
Volontaires de Solidarité Internationale
à Ayaviri au Pérou
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Depuis aujourd'hui elle a son propre site : http://asso-ayaviri.com/
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La Casa de Adolecentes y niños de Ayaviri accueille 25 enfants entre 7 et 17 ans. C’est une maison d’accueil pour enfants en grandes difficultés familiales, leurs parents ayant dans la plupart des cas pas l’argent nécessaire pour les élever. Il s’agit souvent d’un frère d’une grande fratrie, trop grande pour le parent seul (souvent la femme qui est abandonnée par son mari). Les enfants sont donc dans cette maison pour des durées très différentes, de 1 à 15 ans …
Les enfants aves Marino l'educateur
La semaine dernière, une personne de Caritas vient me voir en sachant que l’on connait CANA pour me demander si l’on pouvait emmener un petit garçon à cette maison d’accueil. En fait ce petit vivait avec sa mère et ses 2 petites sœurs à Ayaviri dans 10m carres sans eau, ni électricité, ni toilettes. Depuis la mort du mari il y a 3 ans (assassiné durant une grève ayant mal tournée), la mère essaye de survivre en faisant quelques travaux a droite a gauche et n'y arrive pas même si son loyer n'est que de 20soles (5euros).
Un curé de la paroisse les a rencontré par hasard a l'Hôpital d'Ayaviri, la maman s'était enfin décidée à emmener la plus petite (2 ans), complètement dénutrie, paralysée par manque d'alimentation et faisant de l'hydrocéphalie ... Et l'hôpital d'Ayaviri n'a rien fait, parce que la petite était trop proche de mourir… Le curé leur a dit de se rapprocher de Caritas et c'est comme ca qu'on a emmené Cleber, le plus grand (8 ans) pour le placer à la CANA. Sacré moment de voir ce petit (parce qu'il est bien petit et maigrichon) avec ses mains couvertes de verrues a cause de la dénutrition, accueilli par 20 autres enfants qui ont tous des histoires plus ou moins similaires. Au bout de 5 minutes il jouait avec tous les autres, je suis retourné le voir le lendemain; il rigolait et était joyeux ... ca devait faire longtemps qu'il n'avait pas eu 3 repas par jour ...
Cleber
C’est avec ces enfants que je passe maintenant tous mes mercredis ! Leur activité habituelle se résumant à aller a l’école, faire leur devoir et laver leur linge, ma « mission » est de leur faire faire … autre chose ! On a donc commencé une chorale (je me la joue un peu Gérard Jugnot dans les choristes…), des jeux coopératifs, des ateliers de pate a sel… et j’espère bien pouvoir développer une activité qui me tiens a cœur : un jardin pour apprendre a cultiver aux enfants et en même temps inclure quelques légumes dans le riz/patates quotidien ! Il faut encore trouver un terrain, puis construire des serres parce qu’a 4000m, les tomates ne vont pas faire les malines bien longtemps !
Pate a sel
J’avais jamais travaillé avec des enfants, et pour l’instant ca se passe plutôt bien ! Les enfants au Pérou ne vont a l’Ecole que la moitié de la journée, donc j’ai avec moi un groupe de grands le matin et un groupe de petits l’après midi. C’est chouette, car cela permet de ne pas les avoir tous en même temps et d’adapter un peu les activités… même s’ils ne sont pas tres difficiles et toujours partants pour toutes les activités proposées par Jatun Runa (mon nouveau surnom… qui veut dire "homme grand" en Quechua !)
Edwin part a l'école
Avec ces enfants, on passe aussi la majorité de nos dimanches ! C’est souvent pour aller jouer dans un terrain vague (ce qui leur permet de sortir un peu de leur maison), et la semaine dernière, c’était pour une sortie piscine ! Belle aventure de partir avec 25 enfants dont 5 savent nager, dans une piscine (sources d’eau chaude) qui sert plus d’endroit pour se laver que pour se baigner … La couleur de l’eau était un peu différente de nos habitudes françaises, et on sentait beaucoup moins le chlore en sortant ! Peu importe ma journée passée aux toilettes le jour suivant, les enfants étaient ravis !
le gringo est bien blanc...!
Jorge
Nicolas et Heber attendent leur tour
La posa
Un abrazo
Yves
C'est par le plus grand hasard que je rencontre tom et Greg sur la Place d'Ayaviri un soir en rentrant de week end ...
des gens en vélo a Ayaviri c'est pas ce qui manque, mais chargés comme eux, avec un petit drapeau belge sur chaque vélo, ce n'est pas si courrant !
Greg et Thom parcourent le monde a vélo pour promouvoir le Televie (cousin du Telethon francais, mais pour soutenir la recherche contre la leucemie) ... Beau projet !
je vous invite a faire un tour sur leur blog
http://www.lesglobulestrotters.org/#
Et si vous etes interessés par le don de moelle osseuse pour soigner cette maladie, faites comme nous, inscrivez vous sur le registre international de donneur de moelle...
plus d'infos sur http://www.dondemoelleosseuse.fr/
Yves
Cela fait bientôt 3 mois que j’ai commencé mon nouveau travail avec une nouvelle équipe et une nouvelle mission. Voilà enfin un article pour vous raconter ce que je fais !
L’IER est l’Institut d’Education Rural à Ayaviri. L’IER travaille dans 6 communautés (ou villages) qui ont la particularité d’être éloignées d’Ayaviri et de ne pas avoir pas reçu de projets précédemment. La plus éloignée nécessite 2 heures de trajet en moto, je suis devenu une vraie motarde sur pistes !
Sur la route du travail
Dans ces communautés les gens vivent surtout de l’élevage (bovins, ovins, alpacas) et de la production d’autoconsommation de quinoa, pommes de terre, avoine... Bref les revenus sont maigres. Chaque année en Décembre, les moutons et les alpacas sont tondus. Le plus souvent la laine est vendue à des intermédiaires à prix très bas ; la livre de laine (0.5kg) coute 7 soles soit 2.20 euros. De plus, en parallèle les femmes ont l’habitude de filer la laine et de tricoter pour leurs maris, enfants…
L’idée de mon projet est de valoriser cette matière première et le savoir-faire de ces femmes (et hommes parfois). Il y a 3 axes de travail :
L’organisation : C’est Lilian ma collègue assistante sociale qui s’occupe de ces formations qui consistent à enseigner les responsabilités de chaque personne au sein d’une association (président, secrétaire, trésorier…), ce qu’ils doivent faire, comment mener une réunion. Avec Lilian, nous avons légalisé une association. Ce n’est pas du gâteau… Il faut écrire les statuts, passer chez l’avocat, chez le notaire puis aux registres publics qui sont a Juliaca. Vous pouvez imaginer que cela demande du temps et de l’argent car bien sur tout le monde se sert (surtout le notaire) ! De plus, nous avons eu des observations donc tout est à refaire…. Je ne suis pas vraiment fière et notre avocat s’avère être un « bandit ». Il a repoussé les limites de ma patience, et ca ne sert a rien de lever la voix ; il n’en a rien a faire, quitte a remettre en cause le prix. Mais on comprend plus facilement pourquoi il est si difficile de prendre des initiatives au Pérou, les démarches administratives sont onéreuses et très compliquées.
L'association de Artesania Las Estrellas de Jatun Sayna
Puis l’IER a débloqué un budget pour apporter des formations sur l’artisanat. J’ai alors fait des
entretiens d’embauche pour embaucher une formatrice spécialisée en filage de la laine, tricot, finitions… Pas de problème pour répondre au téléphone pendant l’entretien, difficile d’avoir un réel
plan de travail détaillé (normalement c’est le projet qui leur dit ce qu’il faut faire), difficile parfois d’avoir un mail, compliqué de parler prix en face a face… Encore une fois, j’ai beaucoup
appris sur le monde du travail au Pérou. Nous avons donc embauché Béatrice qui va donner des cours à chaque communauté (14 jours/communauté). De la, il faut que les femmes arrivent a l’heure, que
les maris les laissent venir, qu’elles retiennent ce qu’elles apprennent, puissent pratiquer chez elles… Beaucoup d’obstacles a surmonter. J’espère qu’elles arriveront à un bon niveau technique
pour faire des bons produits. Le premier thème est la sélection de la fibre sur une « peau » d’alpaca. Il y a en effet plusieurs
qualités de fibres sur un alpaca. Puis il faut filer la laine avec la pushcca (toupie), avec un gramme de laine, il faut obtenir 10 mètres environ de fil (certaines arrivent a faire 16 mètres
!). J’ai essayé et c’est très technique et difficile. Elles ont bien rigolé en me voyant faire.
Maria en train de filer la laine
Puis viendront les différents points de tricots, la fabrication d’accessoires, la création de pull, écharpes… La plupart des femmes savent déjà faire beaucoup. Enfin, elles apprendront l’importance de la qualité et de la propreté des articles pour certains marchés exigeants (l’exportation). De même, je vais leur faire une formation sur la créativité et les tendances des marchés, qu’elles puissent se rendre compte que les gouts et les attentes changent selon le pays ou elles vont vendre. L’objectif est d’avoir des produits qui respectent leur identité (couleurs, dessins…) et qui s’adaptent aux demandes des marchés européens et nord-américain.
Une femme assidue!
L'association de Pichacani en formation
"repas": galette de quinoa ou de farine, pommes de terre, maïs...
Yves m'accompagne parfois, il s'amuse avec les petits.
Et le dernier volet du projet est la commercialisation, la clé de la réussite du projet et sa durabilité. Bien sur, ce sera déjà une réussite si les femmes se sont formées mais encore plus si elles peuvent vivre d’une activité nouvelle. Vendre de l’artisanat au Pérou s’avère assez compliqué car le marché est déjà saturé ! Il faut donc s’orienter sur des marchés de qualité, d’exportation et de commerce équitable. Mon objectif est de trouver les clients qui vont respecter l’artisan et son travail.
Des bonnets
J’ai rencontré la CIAP qui est une coopérative d’artisans et un des fournisseurs d’ « artisans du monde » en France. C’est ainsi que je suis allé a Lima avec Julia, une présidente d’association récemment créée pour se présenter a la CIAP. Les membres de la CIAP ont voté et ont accepté cette nouvelle association de Julia malgré un contexte de crise économique mondiale, ce qui signifie moins de ventes. De plus, le cours du dollar et de l’euro baissent et cela atteint le chiffre d’affaire des artisans. La CIAP est une coopérative qui vend en commerce équitable aux Etats Unis, en Italie et en France principalement ; cela offre à l’association des prix intéressants, des débouchés, une organisation, des formations… Julia, la présidente, ne connaissait pas Lima et très peu « la ville ». Ca a été un moment très fort pour nous deux ; elle découvrait les immeubles modernes de Lima, des personnes de son pays mais d’autres régions tellement différentes (couleur de peau, vêtements…), la foule… l’étape de l’escalator a été une révélation « Comment ca marche? Je monte quand ? ». Elle était impressionnée et avait un peu peur. Et puis, elle a vu pour la première fois l’océan, la mer ! « C’est tellement grand » « Que font ces gens sur une planche ? » Je me suis donc mise à expliquer le principe du surf ! Et voila ce qui restera gravé en moi « même mes rêves ne m’avaient pas emmené jusqu’ici ».
Julia et moi a Lima
Je continue de chercher d’autres débouchés pour les autres associations. Et je cherche des idées pour des produits qui intéresseraient les français, européens… Donc si vous avez des idées ? A vos mails !!
J’espère ne pas avoir été trop longue mais il y aurait tellement d’anecdotes à raconter… Ce que je sais c’est que j’ai enfin trouvé ma place, mon travail, un sens a mon volontariat et qu’importe le résultat comme on l’entend c'est-à-dire le résultat chiffré et économique. Le résultat sera forcement humain : ces femmes auront appris, elles auront grandi et moi aussi !
Camille.
Mi fevrier: Apres une semaine de vacances d’été, nous voila de retour à Ayaviri. Nous sommes allés sur la cote (Pacifique bien sur) du Pérou. Un endroit plutôt désertique, avec des vallées luxuriantes et vertes, encore des gros contrastes : paysages, population, richesse-pauvreté. Pour y arriver depuis Ayaviri, ce sont successivement 20heures de bus … Il faut être motivé pour avoir la chaleur et la mer quand on habite les Andes ! Nous avons donc débarqué lundi matin, pas très frais sur la plage avec un soleil brulant… gros changement J baignade, surf… puis rafting dans une vallée plus éloignée. Puis nous sommes allés à Chincha, le cœur de la musique afro-péruvienne avec une population noire comme en Afrique, descendants des esclaves africains arrivés avec les colons espagnols dans les années 1730/40 est très surprenant et dépaysant. Ils sont restes ancrés dans cette petite ville.
Morceau de musique afro-péruvienne : link
La place de El Carmen, Chincha
El Carmen
L’agriculture sur la côte est une agriculture à 2 vitesses. Nous sommes allés à pied à la rencontre des agriculteurs du coin. Nous avons rencontré les petits « parceleros », familles qui ont environ 5 ha. Ils produisent du mais, du coton, parfois du raisin. Puis, il y la deuxième agriculture qui est beaucoup plus intensive, à grande échelle et pour l’exportation : avocatier, raisin de table, pour le vin et le pisco, mandarines… des dizaines d’hectares et des centaines d’ouvriers. Les propriétés sont fermées avec gardien. Nous avons pu négocier et rentrer dans l’une d’entre elle et rencontrer le responsable des vignes.
"La petite agriculture"
"La grande agriculture, Les fond prives"
Raisin de table
Nous n’avons pas oublié de visiter des bodegas (cave) qui produisent le pisco et le vin. En plein soleil, ca tape et ca monte vite à la tête ! Le pisco est produit par la distillation du jus de raisin fermenté d’une ou 2 semaines. On a appris avec surprise que le « vin » péruvien appelé « Borgoña » (ou Bourgogne) et qu’on a du mal à apprécier n’est qu’un mélange de Pisco et de jus de raisin !
Puis nous sommes allés voir les iles de Ballestas proche de la péninsule de Paracas, avec une faune très riche : lions de mer, pingouins, oiseaux par milliers…
Nous avons fait escale a Huachachina, celebre oasis proche de la ville d'Ica, qui figure sur les billets d ebanque de 50 soles. Cet oasis est a 10km de la ville, et on a l'impression d'etre en plain desert. La plus grande dune du monde n'est pas loin, 2000 metres de sable!
Et enfin nous avons terminé par Nazca et les lignes de Nazca inscrites au patrimoine de l’Unesco. Ce sont des lignes creusées au sol, faites par une culture pré-inca (400 ans après JC) et qui encore aujourd’hui n’ont pas d’explications aux yeux des archéologues : un énorme calendrier astronomique, des canaux pour l’eau… Le sens de ces lignes mais également l’élaboration restent encore énigmatique. Ces figures peuvent atteindre 300 mètres de long et sont rectilignes, parfaites. Vue d’avion c’est magnifique… Yves est ressorti un peu « verdâtre » mais ca valait le coup !
Le chien
Le Pérou est un pays plein de richesses naturelles et culturelles, nous l’avons encore constaté sur la côte avec une culture très différente, des péruviens très ouverts, avenants, chaleureux, un climat chaud et humide, une histoire différente... Bref un ensemble très différent des Andes.A bientot !
Nous
sommes tous les deux ingénieurs en agriculture et, après avoir travaillé quatre ans en entreprise dans le domaine agricole dans l’Aube, nous souhaitons donner une nouvelle dimension à notre vie
professionnelle et personnelle.
En effet, au gré des voyages et des rencontres, l’envie de donner un peu de soi, de nos compétences, de découvrir un pays et une culture prend forme grâce au Volontariat de Solidarité Internationale. Nous avons envie de travailler différemment et au service de populations qui ont besoin d’améliorer leurs conditions de vie.
Le but principal de notre mission est d’œuvrer au développement rural de la zone. Nous intégrerons l’équipe de travail de Caritas (Secours catholique monde) dans plusieurs projets et nous apporterons des nouvelles idées, des nouvelles compétences et tout simplement des « bras ».
Nous contacter:
CARITAS AYAVIRI
JR. JORGE CHAVEZ N°489
AYAVIRI - PUNO
PERU
camilledesoblin@yahoo.fr
yvesthibault@hotmail.fr
Je pars avec la DCC, ONG catholique de développement, est le service du volontariat
de Solidarité Internationale.
Les Blogs de nos amis volontaires au Pérou et dans le monde: